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J'vais l'dire...

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Mardi 12 février 2008
C'est fou les séries comme ça...
Une semaine, 3 jours, et encore 1 semaine.
Les titres de mes articles en ce moment parlent surtout du temps qui passe.


Bon, je suis allée voir mon docteur à moi ce matin.
Je lui ai tout raconté des douleurs dans les plantes des pieds qui en sont devenues jusqu'à insuportables samedi matin, de la visite chez les urgences médicales de la ville, je lui ai dit que j'avais pas mis les pieds par terre pendant 3 jours et ce que j'avais pris rapport à l'ordonnance qu'on m'avait faite.

Résultat ce matin, un pied qui va un peu mieux, et l'autre à qui ça n'a rien fait du tout...

Donc changement de médicaments, il est bien d'accord avec ma pharmacienne qui a fait cette fois-ci une tête normale en voyant mes prescriptions, et on a tous bien été d'accord sur le fait qu'il fallait faire des radios pour savoir ce qu'il se passe dans ce fichu pied, c'est un minimum auquel n'a pas pensé l'autre médecin, à se demander où il a pu avoir son diplôme...

Et puis le temps que ça se calme et que je fasse mes radios, je suis arrêtée une semaine.

Repos, repos et repos...

Juste aller prendre rendez-vous cet après-midi pour les radios et poster mon arrêt de travail, et puis ensuite une semaine pour être tranquille...

Je percute enfin que je vais pouvoir profiter de mon homme chaque soir quand il va rentrer, faire de bons gros dodos la nuit, et ça sans souci d'aucune sorte jusqu'à mardi prochain parce que je vais tout undefined


Coment on dit déjà quand c'est trop bien ???
Ah oui :

Le pied undefined
par Nannouch publié dans : Penser, c'est dire non
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Lundi 11 février 2008
3 jours d'arrêt maladie pour moi...
3 jours de repos (enfin presque, vous connaissez les hommes) mais pas d'amélioration véritable.


Ce que j'ai ?
Mal aux pieds. Mais pourquoi, ça c'est une autre paire de manches (ou de chaussettes plutôt) : aux urgences médicales on vous file des remèdes de cheval et un arrêt de 3 jours maxi, si vous voulez savoir ce que vous avez et être correctement soigné, faut attendre d'aller voir votre médecin (et cet imbécile ne bosse plus le samedi, alors qu'avant oui et c'était bien pratique).


Du coup, j'ai presuqe pas mis les pieds par terre du WE, je marchais bizarrement, histoire que ça aide à faire passer la douleur, mais pas vraiment de changement.

Faut dire que j'ai eu de plus en plus mal, ça fait des mois que ça dure, et là j'en pouvais plus.
Je me suis levée samedi matin avec de telles douleurs que je ne m'imaginais pas piétiner 6 heures derrière mon comptoir le soir venu.

Anti-inflammatoires en comprimés, conseil de la pharmacienne "surtout mangez bien en le prenant... vous avez pas de problèmes d'estomac hein ?"

Nan ma biche, aucun souci de ce côté là, et promis je jouerai les Pantagruel à chaque comprimé.

Et puis la méga-dose de calcium, re-conseil de la pharmacienne : "Tout ça ??? Heu... allez-y mollo, ça donne des diarrhées avec moitié de cette dose là, donc  bon, si vous voyez que ça va pas, vous pouvez diminuer la dose sans aucun problème vous savez."

Ah oui, je risque d'aller aux toilettes ?
Bah on va voir ça.

Résultat, j'ai bien pris ma dose prescrite, et comme d'hab' je ne suis toujours pas allée aux toilettes (depuis samedi après-midi, oui, vous avez bien lu, c'est normal chez moi, j'ai l'habitude ^^) donc pas de souci pour les doses de cheval.

Et puis des anti-inflammatoires en gel, au cas où les comprimés suffisent pas.


J'ai commencé tout ça dès samedi soir, je suis restée un maximum assise (pour la course chez les médecins d'urgence, la pharmacie, tout ça... monsieur m'a conduite en moto au pied de chaque porte, c'était trop bien) ety même quand je devais marcher je posais pas les endroits douloureux par terre (j'avais une drôle de dégaine, mais bon faut c'qu'y faut !!!) : j'espère pouvoir marcher jusque chez le toubib demain, ce serait déjà bien.




Nannouch, "plus les pieds sur terre" undefined
par Nannouch publié dans : Penser, c'est dire non
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Vendredi 8 février 2008
Eh oui, ça ne fait qu'une semaine.
Pourtant, déjà bien des choses qui se sont passées.


Des bouderies, des coups de fil, des larmes, des discussions...
Un fax aussi qui rapelle le devoir de réserve et nous enjoint à ne plus parler avec lui.
Un collègue qui reprend déjà son appartement sans le lui annoncer.

Ca ne fait qu'une semaine, mais j'ai l'impression que ça fait un mois qu'il n'est plus là. Le temps est très long, on se surprend à regarder nos montres et à se dire : "punaise, encore 3 heures à faire avant de partir", alors qu'avant on regardait pas notre montre, et on restait volontiers pour le concours de fléchettes du soir...


Là, fini les concours.
Quelques-uns boivent quand même un verre en fin de service, perso je ne peux pas.

Avant-hier, quand il est arrivé, notre nouveau directeur s'est mis à 50 cm de moi en me disant "Bonjour, on se fait la bise ?"
J'ai répondu très gênée "Heu... nan..." Je lui ai pris la main, ai reculé d'un pas (je pouvais pas plus) et ai dit enfin bonjour.

J'ai posé la question autour de moi, je suis bien la seule à qui il ai demandé à faire la bise.
Il voulait peut-être perpétuer la tradition, vu que j'étais la seule à faire la bise à notre directeur avant. Mais il y avait des raisons à cela. Et les raisons, elles remontent à bien trop loin pour qu'il ait pu les connaître undefined

Le résultat de chacune de ses paroles, de ses questions, c'est qu'il passe pour le dernier des imbéciles.
Chacun de ses actes montre à quel point il n'est pas fait pour ce poste.
Et m'est avis que ça va durer pendant des mois et des mois...
Jusqu'à ce qu'il s'en aille.

Parce qu'il partira, c'est obligé.
Mais en attendant, c'est très dur de le supporter.
par Nannouch publié dans : Penser, c'est dire non
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Mardi 5 février 2008
Comme dit dans les derniers commentaires, j'ai été passer mon "WE" à Paris, rendre visite à ma soeur.


Je finis de boeer le dimanche à 1h du matin, je me couche tant bien que mal vers 2-3h... Pour me lever à 9h, complètement décalquée, car j'ai oublié pour la dix-millième fois mon téléphone dans mon vestiair au boulot et qu'il faut que je prenne le teps d'aller le récupérer avant de rentrer, faire mes sacs, ne rien oublier, et mon train est un peu avant 14h.


Je réussis à tout faire, je monte dans le train, je m'écroule sur un fauteuil, mes sacs à côté de moi sur le siège... Je vais passer une heure entre lecture, fermage de paupières avec ferme intention de les garder ouvertes quand même, et le suivi d'un jeune homme qui a aidé une mamie bien frêle à monter et à s'installer et qui lui fait la conversation entre deux voyages dans le wagon d'à côté pour voir d'autres personnes... Il finit par lui prêter son téléphone portable pour appeler quelqu'un, mais la personne n'est pas là et ne peut venir la chercher à la gare, il lui faudra prendre un taxi.


C'est mignon tout plein cette vieille dame et son jeune chevalier servant. Le train va arriver, ils veulent s'échanger leurs coordonnées, mais ni papier, ni stylo...

Je peux pas les laisser dans un tel désarroi, j'ai toujours du papier et un stylo dans mon sac, je leur prête tout ça volontiers. Ils se retrouvent tous émus, mais je leur glisse qua ça fait tellement plaisir à voir des gens comme eux que ça m'aurait fait de la peine de les voir se séparer comme ça, ç'aurait été bête, et ils sont bien d'accord.

J'ouvre le chemin et tiens la porte à notre amie plus tout jeune. Du coup, je me retrouve embauchée moi aussi à lui tenir le bras jusqu'au taxi. Comme bien des personnes âgées, elle est toute légère, et ele a des problèmes de hanche qui l'empêchent de gambader comme à 20 ans, et en plus des douleurs dans les côtes, alors hors de question de l'essouffler.

Nous la faisons monter dans un taxi, une dame charmante va la conduire, nous sommes rassurés. Je vais pouvoir aller manger chez le petit traiteur chinois dans lequel j'ai donné rendez-vous à ma soeur, on est censées se retrouver en ce moment ou dans 1/4 d'heure au maximum : heureusement que ce n'est pas loin.

Le jeune homme lui va continuer sa route. Il était en Normandie pour rendre visite à sa famille, il habite du côté de la Rochelle et voyage très régulièrement au Sénégal, mais je ne sais pas s'il rentre chez lui ou s'il va prendre l'avion... Il a un bon paquet de bagages et peut très bien faire l'un ou l'autre. Nous échangeons n° de téléphone et adresse mail, je lui souhaite une bonne fin de voyage, lui me souhaite une bonne visite de Paris, et voilà...

Déjà, rien que ce trajet aller en train m'aura apporté deux beaux rayons de soleil au milieu de ma grisaille quotidienne...

Je m'installe chez le traiteur et mange divinement bien...
J'attends un peu l'arrivée de ma soeur, qui comme moi est un peu en retard, mais on s'en fout, c'est absolument pas grave. On reste encore un peu en se buvant un thé au jasmin (ça faisait longtemps que j'en avais pas bu... c'est délicieux !) et on part pour le rendez-vous que j'ai pris chez le coiffeur, qui est 50 mètres au-dessus.

Couleur, coupe... ça dure... Résultat, on aura pas eu le temps de se balader, mais bon, faut se dire que ça nous fait faire des économies undefined
Petit tour pour aller au cours de chant, puis nous rentrons. On passe faire des courses pour le repas du soir en chemin : ce sera ratatouille : ça réchauffe comme une bonne soupe.

En rentrant, épluchage des légumes, cuisine...
Les choses se passent simplement et naturellement, c'est ça aussi le repos de l'esprit.
Je sors les petits cadeaux que j'ai ramené, les range chacun à leur place.
Nous finirons la soirée sur Internet, à rigoler devant des Garfielderies pour commencer avant de voir ce qu'il y a en location d'appartement sur Paris.  Et punaise, quand on voit ce que les gens proposent, y'a de quoi avoir des frissons dans le dos.

C'est hallucinant.
Surtout quand on a l'habitude des surfaces et des prix d'une autre région.

Je sens que ça va pas être facile, alors si vous avez des adresses, des tuyaux, des conseils... pour un premier appart' quand on a son premier job dans la capitale, bah je prends et je transmets undefined

Et puis ce matin de bonne heure, levée des corps, douchage, petit déjeunage, et rentrage.
Forcément en Normandie il pleut...
Mais dans ma tête y'a du soleil, et puis vu la façon dont mes yeux se sont fermés dans le train sur mon livre, je suis sûre que Morphée va arrêter de me faire la tête quelques temps undefined


Ce soir mon "WE" se termine, je reprends ma place derrière mon comptoir.
Mais bon, je vais essayer de pas trop y penser.


undefined
par Nannouch publié dans : Penser, c'est dire non
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Vendredi 1 février 2008
La très mauvaise nouvelle, c'est mon directeur, mon chef  préféré, qui est parti ce soir...

Licencié "à l'amiable" parce qu'on a rien à lui reprocher mais qu'on veut le virer quand même. Je vous dis pas les têtes qu'on a fait ce soir après qu'il ait pris pour la dernière fois son véhicule et qu'on lui ait fait signe.



On epsère tous le revoir très bientôt...


undefined notre DD à nous.


Edit du soir...


Punaise, quelle journée de merde !!
Déjà, ça fait longtemps qu'on nous dit qu'on sait pas qui remplacera, comment ça se passera...
En arrivant à 14h, j'ai dit bonjour aux personnes présentes, et quand j'ai serré la main d'un type on m'a dit "C'est S. votre nouveau directeur"


Franchement dans le genre on s'est bien foutu de votre gueule depuis le début, et on va encore continuer un peu, je trouve ça pas mal.


Et puis il s'avère que ce monsieur est bien au courant de tout, puisqu'il était commercial chez un de nos fournisseurs. Il a eu le temps de nous épier et de nous faire épier, il sait déjà ce qui va et ce qui ne va pas, il va refaire le monde parce qu'il a la science infuse, c'est extraordinaire.

Il a même été jusqu'à jouer l'étonné quand mon ancien directeur lui a annoncé qu'il allait être licencié, alors qu'il savait déjà quil prendrait sa place dans peu de temps.

Il m'a pas adressé une seule fois la parole de toute la journée. Bien lui en a pris, je sais pas si j'aurais été très aimable : polie certainement, mais pas aimable.

Et puis j'ai été très déçue de la part de mes collègues.
Tous gentils et tous mielleux, à dire leur bonnes idées pour la suite, à faire des propositions, à papoter chiffons, à rire...
Il y en a même un qui a réussi à sortir juste devant moi : "DD est plus là, va falloir s'y faire". Tout juste 24h après son départ, alors qu'il jurait qu'il voulait le voir revenir très vite...

J'en ai pas cru mes oreilles, les larmes me sont montées aux yeux aussitôt.
Une autre collègue qui était comme moi à côté et a entendu m'a vue et m'a demandé ce qui n'allait pas... Comment ça ce qui va pas ??? J'ai répondu "rien". Franchement ça m'a écoeurée.

Autant d'hypocrisie et de faux-culs dans une seule journée, c'est trop pour moi.
Soit-disant notre chef préféré repasserait demain nous voir, bah j'aurais 2 mots à lui dire en privé sur le comportement de ses soit-disant partisants qui lui tournent si facilement le dos.

Perso, j'ai pleuré toute la nuit dernière, tout ce matin, ça m'a pris plusieurs fois encore dans la journée, et ça va continuer pendant encore longtemps.

Je suis quelqu'un de loyal et fidèle, qui tient une parole donnée. Je dois être la seule.
Et vu comment ça part, le clash va pas tarder : ça va être la guerre des tranchées bientôt.
par Nannouch publié dans : Penser, c'est dire non
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