Ce lundi de repos a été raté de bout en bout...
Au départ, je devais aller chez une copinette et on devait se faire une mangeaille sympa le soir, c'était un programme nickel pour moi.
Et puis il y a eu des soucis, on a été obligées d'annuler.
Et puis mon homme a su qu'il devrait partir en déplacement dans le Sud.
Et puis au taff, ils ont choisi ce jour là à midi pour faire un "repas de fin d'année".
Résultat, levée à 10 h 30 pour pas petit-déjeuner au foie gras au resteaurant. Pas terrible... je préfère du thé quand je suis encore à jeûn.
Tellement naze que j'ai comaté devant le PC... j'ai filé sous la douche et ai enfilé n'importe quoi n'importe comment pour arriver juste avant-dernière, à midi et cinq minutes.
Finalement, j'ai choisi le saumon mariné...
Autant quand le saumon marine, il doit baigner dans l'huile et les arômates, autant une fois dans l'assiette l'huile qui dégouline de partout c'est pas super agréable.
Ensuite magret de canard. On me demande la cuisson, je réponds "comme ça doit se manger" et on me demande gêné "c'est-à-dire ?"... Bah ça se mange rosé le canard ma pomme, et surtout pas de sauce
pour moi s'il y en a une de prévue dans l'assiette.
Résultat, c'est arrivé avec sauce, et j'ai attendu 10 minutes supplémentaires pendant que les autres mangeaient pour avoir mon plat tel que demandé. La viande était pas mauvaise du tout, par contre
la purée était froide et ça c'ets une horreur... dommage, elle avait l'air faite main avec de vaies pommes de terre et elle aurait pu être délicieuse.
Pour le dessert, j'ai choisi le moelleux au chocolat.
Moelleux, y'a pas à dire.
Le chocolat était bon.
Mais autant de sucre pour un si petit gâteau, ça m'a écoeurée.
Et puis pas d'apéritif, la carafe d'eau en boisson, et pas de proposition de thé quand les autres prennent du café, franchement, y'a de bonnes choses qui se perdent.
Le patron a vraiment fait ça à l'économie pour le coup, on voit qu'il perd de l'argent depuis qu'il a réussi à ouvrir son truc.
Et puis le service...
On sert les hommes en premier, les plus jeunes... aucune notion de savoir-vivre dans cette brasserie haut de gamme pourtant réputée de la ville.
Le pire, c'est que moi, c'était ma journée de repos, et que je venais pour faire ripaille de façon sympa avec mes collègues, et que môssieur le patron nous a transformé ça en compte-rendu à
okay-corral où on peut parler avec la bouche pleine.
Pourtant, je devais ouvrir le bal et poser la première "question".
J'ai dit "non, pas de question"
Je l'ai répété, redit... mais ça n'a pas eu d'écho chez mes collègues. Eux s'en sont donné à coeur joie sur des broutilles : et ci, et ça, ça pourrait pas changer ? Et pourquoi y'a ça qui se passe
comme ça ? Et gnagnagni, et gnagnagna...
Comme discussion sympa, faudra repasser...
On m'a pour la dixième fois demandé si j'avais pas de question, j'ai encore répondu non, et j'avais plus trop le sourire.
On en a conclu que j'étais fâchée avec les questions.
Bah oui, je suis fâchée avec les questions, comme ça ça m'évite de me fâcher avec les gens.
Parce que des questions j'en ai, mais sur des sujets tellement importants et tellement chauds que pour le coup j'aurais jeté un froid glacial et abominable sur la table du banquet.
bref, j'aéi fait la bise à tout le monde et chacun est reparti chez soi. Alors que j'espérais au moins que ceux qui ne travaillaient pas le lundi pourraient continuer en se prenant un pot pour se
recentrer sur l'objectif initial.
Du coup, cet après-midi j'ai bossé sur le PC : y'a plus de trucs qui buggent, j'ai fait un grand coup de ménage, et puis j'ai sorti un DVD pour le passer sur l'ordi histoire de regarder
l'écran d'un peu plus loin et de me changer les idées.
Je reste rincée comme si j'avais bossé, je me sens seule comme jamais (pourquoi on envoie toujours mon homme loin quand je vais pas bien ??? à moins que je n'ialle pas bien justement parce que mon
homme est loin, mais bon j'ai pas envie d'être objective là, laissez-moi être de mauvaise foi) et la bouffe du restau me plombe encore l'estomac.
Bref, d'un lundi de rêve à la base j'ai fni avec un lundi de cauchemard.
Et là, pas envie de rester seule et pourtant pas envie d'être bousculée par le peuple dehors... Froid même si le chauffage marche bien et qu'il fait bon dans l'appartement, fatiguée sans avoir
envie de dormir, bref, pas bien quoi.
J'attends juste le coup de fil du soir de mon homme (petites habitudes quand vous nous tenez !!) peut-être me rendra-t-il un peu le sourire.
PS : Pffffff, mon chef préféré vient de se connecter sur MSN, en message perso il a écrit : La vie c'est de la merde et j'en connais un bout.
Quand je vous dis que le grand patron nous a plombé le repas... pis il a bien du continuer sur sa lancée après ...
Vous dites ...?