Lundi 3 mars 2008
Bon, le temps que ma mémoire veuille bien me remettre ce que je lui demandais, l'atricle chez Zaboo est passé...
Donc je ne vais pas aller déterrer les commentaires là-bas et mettre ici mes souvenirs. Difficile d'en trouver de vraiment drôles, mais vous verrez qu'à la fin, à y repenser, on a quand même un sacré sourire qui nous vient.
Alors comme on dit : Once upon a time... (Il était une fois, en langue bien de chez nous)...
Une grande fille, qui après moults déboires, s'en revenait chez sa maman.
Mais elle était méfiante : celle-ci avait-elle changé ou bien cela serait-il toujours comme avant ?
Tout espoir était vain : rien n'avait changé.
Pour se protéger donc, la grande fille s'est acheté un verrou pour la mettre sur la porte de sa chambre. Plus de visites en absences pour farfouiller dans ce qui ne regarde qu'elle, et quand elle est là, possibilité de ne pas être emmerdée. On a le droit de vouloir un peu la paix de temps en temps.
Ca a mis la mère dans une colère noire.
C'était SA maison, elle devait avoir accès à tout, tout le temps, sans aucune restriction, elle payait pour ça (ouais, le crédit de la dite baraque, et les factures d'eau et d'électricité, et la bouffe, ouais, ça va on a compris inutile de te répéter) et entendait bien être la maîtresse chez elle.
Bah ouais mais non.
Du coup, elle a exigé un loyer (pis quoi encore, j'ai que des contrats CES de merde que tu gagnes 2000 francs par mois et qui durent entre 1 mois et 3 mois... le reste du temps, c'est chômage, autrement dit encore moins : si j'avais les moyens de payer un loyer, tu crois que je serais là pôv'pomme ?) : même réponse, bah ouais mais non.
Donc elle a trouvé l'idée sublime de retirer le crochet qui maintenait fermé la porte de l'appentis où étaient rangé vélos, tondeuse à gazon, et autres bricoles... et de l'accrocher à ma porte pour m'enfermer à l'intérieur.
Surprise
Ah, elle devait être très fière d'elle.
Mais son embrouille a duré quoi... une heure ?
Juste le temps pour la sportive que j'étais alors (10h d'arts martiaux par semaine, ça vous forge un corps d'athlète !!) de descendre par la fenêtre du remier étage, de descendre sans se faire de mal, de passer par l'appentis en repérant que ça ne fermais plus, de descendre par la trappe à charbon (amies les araignées, bonjour... oui, j'ai mis ma phobie au placard aujourd'hui, elle reviendra demain) dans la cave, de remonter par l'escalier dans le noir pour de nouveau être dans la maison, de monter enlever ce foutu crochet de merde en comprenant d'où il venait, d'aller retirer aussi le crochet qui avait toujours été sur la porte du salon (elle ne me ferait pas le coup 2 fois) et de ranger tout ça tranquillement dans ma chambre, derrière mon verrou...
Je vous dis pas par quelles couleurs elle est apssée quand elle a vu que son truc était plus là, moi perso j'étais pas là
Voilà pour le premier souvenir.
J'imagine les voisins qui m'ont vue descendre par la fenêtre, ils ont du se poser quelques questions quand même... Mais bon, ça ne les a pas empêché de dormir pour autant.
Et donc, Once upon two time (Il était une deuxième fois)...
Toujours les même protagonistes.
Mais là, on est en plein hiver : janvier-février.
Et les factures, oui : les fatcuuuuuuuuuuureeeeeeees !!!
C'est un sujet qui revenait au moins 3 fois la semaine, ça, les factures.
Et là, le problème, c'était que je chauffais trop dans ma chambre.
Non mais vous vous rendez compte ? Il faisait 19-20°C pendant que j'y travaillais ou lisait, et 15°C la nuit pendant que je dormais (le reste du temps, ce n'était pas chauffé) : la différence était énorme avec l'hiver passé où je n'étais pas là, donc il fallait que j'arrête de chauffer ma chambre.
Là, elle avait trop rêvé.
Ah bah ouais mais nan...
La suite ?
Elle a retiré le fusible qui faisait passer l'électricité jusque dans ma chambre.
Plus de chauffage, plus de lumière, et un radio-réveil et une chaine hifi qui ne servent plus à rien...
Génial.
J'ai dormi 15 jours avec 2 pyjamas, un survêteement, 2 paires de chaussettes et un bonnet... Je ne bouquinais plus (dans le noir à partir de 17h, c'est pas vraiment possible) et la musique me manquait vraiment beaucoup.
Donc j'ai fait mes recherches et j'ai trouvé dans la maison tout ce qu'il me fallait : fil électrique, pince coupante, tournevis, et mes neurones.
Un soir, elle est partie travailler, et moi aussi je me suis mise au travail : tous les fils qui alimentaient ma chambre, je les ai fait partir du même fusible que ceux qui alimentaient la chambre de ma mère.
Autrement dit, tant qu'elle ne se couperait pas le chauffage, la lumière et qu'elle ne pourrait plus donner à manger à son radio-réveil, j'aurais de nouveau tout le confort moderne chez moi
Bien entendu, ça l'a de nouveau fait passer par toutes les couleurs... Elle a même été jusqu'à appeler son père (oui, mon grand'père pour lui montrer mon bricolage.
Bricolage que mon grand'père a trouvé fort bien fait et propre. Pas de risque de voir la maison brûler, aucun danger que les plombs sautent, y'avait pas à dire, son métier avait passé une génération et avait donné des dons à un de ses petits enfants.
Le meilleur, c'était d'être là ce jour là.
Et d'entendre la discussion :
- Dis, tu vas tout remettre comme c'était avant hein ? Tu vas m'enlever tout ce qu'elle a fait !!!
- Non...
Merci Papi !
Pour une fois, j'étais soutenue !
Et en plus, indirectement, j'avais entendu ses félicitations sur mon travail
Quand je dis que j'ai toujours été trè sage et que j'ai jamais fait de bêtises, je ne mens qu'un tout petit peu
Donc je ne vais pas aller déterrer les commentaires là-bas et mettre ici mes souvenirs. Difficile d'en trouver de vraiment drôles, mais vous verrez qu'à la fin, à y repenser, on a quand même un sacré sourire qui nous vient.
Alors comme on dit : Once upon a time... (Il était une fois, en langue bien de chez nous)...
Une grande fille, qui après moults déboires, s'en revenait chez sa maman.
Mais elle était méfiante : celle-ci avait-elle changé ou bien cela serait-il toujours comme avant ?
Tout espoir était vain : rien n'avait changé.
Pour se protéger donc, la grande fille s'est acheté un verrou pour la mettre sur la porte de sa chambre. Plus de visites en absences pour farfouiller dans ce qui ne regarde qu'elle, et quand elle est là, possibilité de ne pas être emmerdée. On a le droit de vouloir un peu la paix de temps en temps.
Ca a mis la mère dans une colère noire.
C'était SA maison, elle devait avoir accès à tout, tout le temps, sans aucune restriction, elle payait pour ça (ouais, le crédit de la dite baraque, et les factures d'eau et d'électricité, et la bouffe, ouais, ça va on a compris inutile de te répéter) et entendait bien être la maîtresse chez elle.
Bah ouais mais non.
Du coup, elle a exigé un loyer (pis quoi encore, j'ai que des contrats CES de merde que tu gagnes 2000 francs par mois et qui durent entre 1 mois et 3 mois... le reste du temps, c'est chômage, autrement dit encore moins : si j'avais les moyens de payer un loyer, tu crois que je serais là pôv'pomme ?) : même réponse, bah ouais mais non.
Donc elle a trouvé l'idée sublime de retirer le crochet qui maintenait fermé la porte de l'appentis où étaient rangé vélos, tondeuse à gazon, et autres bricoles... et de l'accrocher à ma porte pour m'enfermer à l'intérieur.
Surprise
Ah, elle devait être très fière d'elle.
Mais son embrouille a duré quoi... une heure ?
Juste le temps pour la sportive que j'étais alors (10h d'arts martiaux par semaine, ça vous forge un corps d'athlète !!) de descendre par la fenêtre du remier étage, de descendre sans se faire de mal, de passer par l'appentis en repérant que ça ne fermais plus, de descendre par la trappe à charbon (amies les araignées, bonjour... oui, j'ai mis ma phobie au placard aujourd'hui, elle reviendra demain) dans la cave, de remonter par l'escalier dans le noir pour de nouveau être dans la maison, de monter enlever ce foutu crochet de merde en comprenant d'où il venait, d'aller retirer aussi le crochet qui avait toujours été sur la porte du salon (elle ne me ferait pas le coup 2 fois) et de ranger tout ça tranquillement dans ma chambre, derrière mon verrou...
Je vous dis pas par quelles couleurs elle est apssée quand elle a vu que son truc était plus là, moi perso j'étais pas là
Voilà pour le premier souvenir.
J'imagine les voisins qui m'ont vue descendre par la fenêtre, ils ont du se poser quelques questions quand même... Mais bon, ça ne les a pas empêché de dormir pour autant.
Et donc, Once upon two time (Il était une deuxième fois)...
Toujours les même protagonistes.
Mais là, on est en plein hiver : janvier-février.
Et les factures, oui : les fatcuuuuuuuuuuureeeeeeees !!!
C'est un sujet qui revenait au moins 3 fois la semaine, ça, les factures.
Et là, le problème, c'était que je chauffais trop dans ma chambre.
Non mais vous vous rendez compte ? Il faisait 19-20°C pendant que j'y travaillais ou lisait, et 15°C la nuit pendant que je dormais (le reste du temps, ce n'était pas chauffé) : la différence était énorme avec l'hiver passé où je n'étais pas là, donc il fallait que j'arrête de chauffer ma chambre.
Là, elle avait trop rêvé.
Ah bah ouais mais nan...
La suite ?
Elle a retiré le fusible qui faisait passer l'électricité jusque dans ma chambre.
Plus de chauffage, plus de lumière, et un radio-réveil et une chaine hifi qui ne servent plus à rien...
Génial.
J'ai dormi 15 jours avec 2 pyjamas, un survêteement, 2 paires de chaussettes et un bonnet... Je ne bouquinais plus (dans le noir à partir de 17h, c'est pas vraiment possible) et la musique me manquait vraiment beaucoup.
Donc j'ai fait mes recherches et j'ai trouvé dans la maison tout ce qu'il me fallait : fil électrique, pince coupante, tournevis, et mes neurones.
Un soir, elle est partie travailler, et moi aussi je me suis mise au travail : tous les fils qui alimentaient ma chambre, je les ai fait partir du même fusible que ceux qui alimentaient la chambre de ma mère.
Autrement dit, tant qu'elle ne se couperait pas le chauffage, la lumière et qu'elle ne pourrait plus donner à manger à son radio-réveil, j'aurais de nouveau tout le confort moderne chez moi
Bien entendu, ça l'a de nouveau fait passer par toutes les couleurs... Elle a même été jusqu'à appeler son père (oui, mon grand'père pour lui montrer mon bricolage.
Bricolage que mon grand'père a trouvé fort bien fait et propre. Pas de risque de voir la maison brûler, aucun danger que les plombs sautent, y'avait pas à dire, son métier avait passé une génération et avait donné des dons à un de ses petits enfants.
Le meilleur, c'était d'être là ce jour là.
Et d'entendre la discussion :
- Dis, tu vas tout remettre comme c'était avant hein ? Tu vas m'enlever tout ce qu'elle a fait !!!
- Non...
Merci Papi !
Pour une fois, j'étais soutenue !
Et en plus, indirectement, j'avais entendu ses félicitations sur mon travail
Quand je dis que j'ai toujours été trè sage et que j'ai jamais fait de bêtises, je ne mens qu'un tout petit peu
par Nannouch
publié dans :
Penser, c'est dire non
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